Information COVID-19

Bonjour à tous,

Nous espérons que vous vous portez tous bien malgré la situation sanitaire actuelle qui affecte désormais le monde entier.

Quelques infos ce jour au sujet d’ESSOR qui essaie de s’adapter au mieux à la situation avec les moyens qui sont les siens.

En conformité aux mesures prises par le gouvernement français, l’équipe Siège d’ESSOR s’est organisée en télétravail. Vous pouvez ainsi toujours contacter vos interlocuteurs habituels par mail.

Sur le terrain, les premières mesures sont également prises dans nos pays d’intervention,

au Brésil, en Guinée-Bissau, au Tchad, au Mozambique et au Congo. Déjà plus de 150 pays touchés par ce virus et qui ont fermé leurs écoles, universités, etc. …

Nous sommes en contact permanent avec les Coordinateurs Pays, afin de mettre en place les mesures nécessaires à la protection de nos équipes et des participants des projets, dans le respect des décisions de chaque gouvernement.

Dans ces moments difficiles, restons unis ! Prenez soin de vous !

Merci d’être à nos cotés

Bien Solidairement

L’équipe ESSOR

Labelliser les écoles préscolaires pour garantir la qualité.

Au Mozambique, à Beira, sur la base du Manuel des critères minimum pour l’ouverture d’écoles préscolaires communautaires, reconnu par les Pouvoir Publics, ESSOR et ses partenaires ont élaboré un Guide de Diagnostic afin de mener des enquêtes auprès des écoles existantes.

Ce Manuel avait été pensé par le Groupe technique Préscolaire de la province de Sofala (GTPEPS), composé d’institutions publiques, privées, et d’association de la société civile, afin notamment d’harmoniser la pratique des écoles préscolaires dans la province, assurer un suivi global et adopter une vision commune de la pédagogie en milieu préscolaire.

A l’aide du Guide créé, les équipes pourront réaliser des enquêtes auprès des écoles existantes, afin de recueillir des informations sur les installations (taille de la salle, espace extérieur, cuisine, sécurité assurée, latrines…), la localisation, l’accès à l’eau, la composition de l’équipe et sa formation, la situation des enfants accueillis, la pédagogie…

Production de matériel par les éducateurs.

L’objectif, à terme, est d’instaurer un Label valorisant les écoles qui respectent les critères établis par le GTPEPS, et qui mettent notamment en place une pédagogie centrée sur l’enfant de qualité, avec des moyens humains et matériels dans de bonnes conditions.

Portrait de femme, en cette journée de mobilisation.

Madina a 31 ans et a perdu l’usage de ses deux jambes lors de l’accouchement de son 2ème enfant. Quelques mois après, son mari l’a rejetée à cause de son infirmité, et récupéra la garde de leurs deux enfants, laissant Madina sans ressources et dans l’incapacité de subvenir à ses besoins.

Madina a bénéficié d’un projet d’ESSOR à travers la formation humaine MUVA et a suivi une formation professionnelle en couture mixte dans un centre de formation. Après cette formation, Madina a réalisé 3 mois de stage dans un atelier de couture pour compléter sa formation et se perfectionner dans les différentes coupes de tissus et modèles, et acquérir quelques notions de bases en broderie. Cette période de stage lui a permis d’économiser de l’argent que son maitre de stage lui donnait en gratification pour se procurer une machine manuelle à coudre qu’elle utilisait pour confectionner des habits à la maison après ses heures de stage, et depuis lors Madina s’est fait une clientèle fidèle dans son quartier.

Aujourd’hui, Madina travaille chez elle, dans la maison qu’elle a louée avec de l’argent gagné à travers l’activité de couture qu’elle exerce quotidiennement et qui lui rapporte entre 50 000 XAF (75€) et 75 000 XAF (115€) par mois. Cet argent lui permet de payer son loyer, trouver de quoi manger et se vêtir et surtout de soutenir son oncle qui est fatigué. 

 » Ma vie a complètement changé dit-elle. La femme infirme, abandonnée et mise à l’écart par la société a repris confiance en elle grâce à sa rencontre avec le projet. Désormais, je regarde l’avenir avec beaucoup de confiance, je me sens utile dans la société. Je compte ouvrir un atelier de couture où je pourrai à mon tour former des femmes en situation de détresse comme la mienne afin de leur redonner le sourire et l’espoir. J’ai aussi commencé à économiser de l’argent pour que d’ici deux ans , je parte me faire opérer les reins dans un autre pays  » dit –elle.